jeudi 17 mai 2012

Savoir dire merde aux patrons


Le changement c'était avant hier, officiellement, et depuis nous avons un beau gouvernement déjà au boulot qui remplace le ramassis d'incompétents qui dirigeait la France. Pendant cinq années et plus encore pour certains, ces politiques n'ont rien fait pour sauver les emplois, rien fait contre les patrons voyous et rien fait contre les délocalisations, seuls les actionnaires, les banquiers et les patrons étaient caressés dans le sens du poil par cette droite qui n'était que du coté du pognon. Les salariés morflent, le niveau de vie baisse, les prix augmentent mais les salaires ne suivent plus depuis longtemps. Il suffit de voir les rallonges que se permettent ces gros patrons pour s'apercevoir que la crise, si chère à la droite pour faire peur aux gens, n'est pas pour tout le monde.
Sarkozy a été viré avant qu'il ne change le code du travail et qu'il supprime les syndicats, tant mieux, il reste de l'espoir pour les modestes, les "vrais" travailleurs qui se lèvent à 5h du matin ou qui se couchent à 3h de la nuit, pas ceux des bonnes familles aisées qui venaient au spectacle de la Concorde.
Justement, celles qui se couchent à 3h du mat, celles que tout le monde admirent pour leur beauté et leur classe, celles qui animent pour le plaisir des yeux le cabaret du Crazy Horse sont en grève. Ces jeunes femmes aussi sont dans la précarité avec des salaires tellement bas que le patron de cette boite de nuit mériterait de bouffer tout ses cigares. Elles ont eu le courage de défier leur employeur pour réclamer des salaires décents, il n'y a pas de raisons que ces filles continuent de se faire exploiter avec des entrées qui coutent jusqu'à 165 euros.
1800 euros net pour faire le chiffre d'affaire en or d'une direction qui exploite ces nanas, ce n'est pas cher payer. Il faut savoir dire merde aux patrons quand ils abusent, elles l'ont fait, bravo pour leur courage, je peux même leur prêter une pelle pour aider aux négociations si elles le désirent.


15 commentaires :

  1. En effet, moins de 2000 € pour des danseuses qui transpirent à ce rythme, c'est indigne!
    Pendant la dernière guerre, les danseurs avaient droit aux tickets des travailleurs de force. Même les nazis l'admettaient.
    Faut croire que le boss du Crazy Horse n'a pas le sens de l'histoire.

    En tout cas, bravo à ces femmes. Elles ont raison!

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    1. Je pensais aussi que ces filles gagnaient très bien leur vie, je suis surpris.

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  2. Ouais, fortiche. Passer son temps à poil, deux représentations par soir, le samedi, le dimanche aussi je crois, sans compter je suppose les entraînements et la compet constante, moi je dis Bravo !

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    1. Yep, pas facile mine de rien comme taf.

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  3. soyons solidaires avec les grévistes, payons leur une bière au KDB !

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    1. Bonne idée! On les invite à la Comète.

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  4. Les nanas du Crazy viennent d'obtenir 15% d'augmentation ! Ça fait quand même un bail qu'on n'a pas vu une augmentation de 15 % dans ce pays ! Ça me rappelle mai 1968, quand le SMIC avait été augmenté de 30% !
    Cette grève est pleine d'enseignements.
    Premièrement, lorsqu'une revendication est basée sur des critères objectifs, elle recueille l'assentiment sans réserve des salariés (la grève avait été décidée à l'unanimité des danseuses, moins une voix)
    Deuxièmement, lorsqu'on touche le taulier au portefeuille, la lutte paie obligatoirement : il faut être résolu à aller jusqu'au bout.
    Troisièmement, le pourcentage de l'augmentation accordée n'est pas sans rappeler la situation de 1936 : après l'élection du front populaire, des grèves se sont déclenchées spontanément dans des secteurs traditionnellement non touchés par l'agitation sociale. Ainsi en mai 1936, comme au Crazy Horse aujourd'hui, les danseuses, les machinistes et tout le personnel du Lido ont occupé leur lieu de travail en saucissonnant allègrement tous ensemble. Dans ces secteurs, les patrons pas habitués à la grogne revendicative, se sont empressés de négocier des accords d'entreprise allant bien au delà des minimums légaux de l'époque, en ayant la trouille que le gouvernement du front populaire ne légifère dans un sens encore plus contraignant pour leurs intérêts (ce qui est arrivé après, compte tenu de l'ampleur des grèves de mai et juin 1936)
    Et si le changement ça commençait par là : aller chercher dans nos boîtes le pognon dans la poche des patrons ? Nous avons un nouveau gouvernement qui sera peut être à notre écoute, mais ce n'est pas lui qui fera à notre place !

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  5. Oui 15% c'est pas mal mais elles partent de très bas.

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    1. Oui elles partent de très bas, mais quand on voit que dans la majorité des boites où les salaires sont inférieurs au SMIC à cause de la précarité des emplois, les DP se battent comme des chiens lors des NAO pour obtenir royalement une augmentation de 2 à 2,5%, avec un taulier qui se lamente que cette augmentation va mettre son entreprise en péril, ce conflit dans la période actuelle est à apprécier à sa juste valeur...

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    2. Et d'autant plus, comme elles le disent elles-même, l'entrée d'une personne suffit en gros pour leur augmentation mensuelle, c'est négligeable.

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  6. oui, 2000€ pour être cash machine a nichons devant un public de rentiers qui vont ensuite prendre du viagra pour niquer bobonne.
    Cruel non ?

    Et ne pas oublier qu'elle font régime, du sport et de l'entrainement. C'est pas un job light.

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