jeudi 10 janvier 2013

La SNEP et le disque en carton



"Les ventes physiques de disques ont reculé de 50% depuis 2002. Virgin est rattrapé par le marché de l'illégal. Le piratage tue non seulement la création mais aussi l'industrie culturels jusqu'aux magasins"

Décidément d'après le directeur général du Snep qui interpellait les pouvoirs publics, la faute est au téléchargement illégal. Après le drame de Virgin ou même une ministre se prends les tongues dans sa serviette de plage, la SNEP, le Syndicat National de l'édition Phonographique, s'arrange dans ses classements de vente de disques et bidonne les chiffres pour distribuer les bons points. Ce syndicat complètement dépassé par les évènements, après avoir pesté à propos de l'affaire Virgin contre le téléchargement illégal et déclaré sans rire le Florange de l'industrie du disque, essaye de mettre en avant son armée d'artistes has-been, les classiques entendus et re-entendus jusqu'à l'overdose comme Johnny, Céline Dion ou Mylène Farmer parce qu'il a parié très gros sur eux.

La SNEP après ses éternelles complaintes sur le piratage trafique le classement et attribue des récompenses (disques d'or, platine etc) sur non plus le principe du nombre de disques vendus mais sur le total des disques mis en rayon, ce n'est plus du tout la même chose. Dans l'alimentaire, ce qui n'est pas vendu part à la poubelle, c'est que mériterait par exemple l'insupportable Mylène Farmer pour son disque de diamant bidon alors qu'il n'y a eu que 300000 ventes réelles de son dernier album.

La SNEP, toute puissante, puisqu'elle représente, entre autre, les quatre grosses majors et 80 % du chiffre d'affaire du marché du disque en France, triche donc lamentablement pour inciter les gens à acheter ses artistes vedettes.



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