mardi 7 janvier 2014

La pénibilité de travailler avec des cons


On parle beaucoup de pénibilité au travail mais dans toutes les sortes de pénibilité on oublie souvent celle de travailler et de devoir composer avec des cons. Je n'ai pas un boulot physique, je ne risque pas de me prendre un parpaing sur la tête, encore moins de me faire mal au dos, quoique ça m'arrive parfois quand je ramasse ma pièce tombée à la machine à café, je ne subis pas de harcèlement, ça ne fonctionne pas chez moi, par contre je travaille avec des cons, beaucoup. Et eux sont redoutables moralement, surtout en début d'année quand on se sent obliger de leur souhaiter une bonne année parce qu'on est poli.
Le con n'arrête jamais, j'en connais plusieurs espèces, il y a celui qui sait tout, celui qui croit savoir manager, celui qui croit être marrant, celui qui t'entube pour sa carrière, celui qui ne se lave pas les mains après la grosse commission, celui qui vient t'emmerder avec sa question à 2mn du déjeuner, celui qui se croit supérieur à toi, celui qui fait semblant de bosser jusqu'à 20h et j'en passe.
Si, le dernier en date que j'ai repéré et je crois que c'est une tendance très en vogue dans les entreprises française, c'est le type qui fait de l'excès de présence, on appelle ça du présentéisme, un peu comme le con qui reste tard mais en pire, celui qui vient quand même alors qu'il est malade, quitte à pourrir les autres.
J'en ai vu un hier qui faisait son cinoche à s'excuser sans arrêt qu'il était malade mais qu'il était débordé alors il était là quand même, d'après les spécialistes de la chose, on arrive à un cas de surprésentéisme, c'est un con mais en plus qui fayote. Le collègue qui minimise votre carrière en en faisant des caisses devant les chefs, l'ordure absolu.
Le pire est que j'ai l'impression que ces gens-là réussissent, je me demande si je ne vais pas suivre les cours  de fayotage de Benjamin Fabre, après tout on est toujours le con d'un autre.




8 commentaires :

  1. Moi, j'ai décidé de ne plus ramasser mes pièces qui tombent devant la machine à café : comme ça, plus de problèmes de dos !

    De toute façon, j'ai ma cafetière personnelle à côté de moi, sur le coin de mon bureau, alors…

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    1. Nous avons, avec quelques collègues sympas, une cafetière pour le matin, pour la journée il m'arrive d'aller à la machine.

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  2. J'ai la chance de ne pas avoir de mon con dans mon équipe (il y a bien quelques "bavards du mauvais moment")... Mais j'en ai eus...

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    1. J'ai parfois l'impression qu'ils sont très nombreux, en fait ils font beaucoup de bruit. Et ce n'est pas les plus gradés.

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  3. J'aime beaucoup ce billet. Je vais l'imprimer et le tracter à mon taf.

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    1. Tu peux et tu ne risques rien, généralement le con du boulot ne se reconnait jamais.

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  4. Excellente note qui met du baume au coeur : je me trouvais maniaque, je me demandais si je ne sombrais pas dans la surestimation de moi en trouvant que franchement, des cons, des triples buses ... ça fleurissait ...nan, t'y crois pas ? Bé si !
    Bises

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    1. Merci, disons que je ne surestime ou sous-estime pas trop chez les pénibles, il y en a même des très compétents (en un seul mot) dans le travail mais très con dans le relationnel.

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