jeudi 2 juillet 2015

Oxi, mort de l'Europe?


La chaleur aidant et le sujet tournant en boucle dans les médias, je ne peux m’empêcher de penser à la Grèce et à mes vacances de 2013. Je n'ai pas eu le temps de connaître le pays en 1 semaine mais je sais qu'on y mange bien et que les autochtones sont très sympathique, je sais aussi que nous, français, passons notre temps à nous plaindre du pouvoir d'achat et des impôts mais j'ai eu à relativiser mes soucis en faisant mes petites courses dans les supermarchés du coin, tout était cher et je me suis demandé comment le grec moyen pouvait faire pour gérer la fin du mois avec son petit salaire.
Hier soir aux infos, un reportage à la Jean-Pierre Pernaud nous montrait l'exaspération d'européens de Slovaquie qui gueulaient sur les grecs, ces braves gens satisfaits de faire partie d'une Europe où le smic low-cost sert de modèle à la droite et sans doute effrayés par les discours de fin du monde des crapules de Juncker et compagnie ne comprennent pas que les grecs gagnent un peu mieux qu'eux. Les journalistes aident bien la cause et les économistes à tête de nœud de la chaîne étaient aux anges, ces nouveaux européens encore sous le charme de la puissance de la bourse de Francfort sont montés les uns contre les autres.
Quand la Grèce, à l'époque proche des gouvernements de droite, est arrivée dans l'Europe monétaire avec un CV trafiqué pour faire plaisir aux copains, tout allait bien, personne n'a reproché les avantages fiscaux du clergé et des armateurs milliardaires. Aujourd'hui on sent bien que quoi qu'il arrive, les dirigeants des grands pays européens veulent se taper ce gouvernement de gauche au pouvoir. Jusqu'à aujourd'hui  je n'avais pas trop d'avis et je n'étais pas plus que ça enthousiasmé par ce gouvernement grec mais finalement j'éprouve un certain plaisir à voir Tsipras et Varoufakis envoyer bouler l’exécutif européen, le FMI et la BCE. 
Contrairement à ce que pense notre droite française la plus libérale et le Medef, l'Allemagne n'est pas un exemple pour l'avenir, il se pourrait qu'ils aient un jour quelques difficultés et les grecs se souviendront de la solidarité de cette Europe financière capable de sauver des saloperies de banques en deux jours.

1 commentaire :

  1. "Contrairement à ce que pense notre droite française la plus libérale et le Medef"

    La droite française et le Medef seraient libéraux ??? Première nouvelle....

    Au fait, sauver les banques ou se substituer à elles comme l'on fait le FMI, la BCE et l'UE en Grèce, c'est l'exact opposé du libéralisme...

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