dimanche 12 juin 2016

Journée marathon, premier épisode



Ce samedi avait plutôt bien commencé, la météo n'a pas fait des siennes contrairement à ce qui était annoncé la veille et en sortant sur mon balcon à 5h20 je n'ai constaté qu'un ciel gris mais sans menace de pluie, c'était sec au sol j'allais donc pouvoir filer vers la randonnée du club de la ville l'esprit tranquille. 
Il faut dire que plus de 8h sur un vélo au sec c'est quand même plus sympa.
Je suis arrivé au point de rendez-vous à 6h15 en m'attendant à voir du monde mais nous étions 3 au départ à cette heure, visiblement les prévisions en ont effrayé plus d'un ou alors les autres avaient mis leur réveil plus tard, ça m'arrangeait finalement de partir seul et peinard.
Hop, après la réception de la carte de pointage j'enfourche mon vélo pour passer les premiers kilomètres tranquillement le temps de me chauffer les muscles tranquillement. En sortant de l'agglomération j'ai pris le train de deux gars qui avaient l'air d'avoir plus d'expérience que moi, ils roulaient à mon rythme et ça m'a permis d'arriver au premier ravitaillement assez rapidement sans avoir eu à forcer. Déjà 53 km à 8h15 c'était bien parti et heureusement pour ma vessie je n'ai pas eu besoin de m’arrêter avant. Le temps de tamponner la carte, de boire un bon café et de manger des fruits secs, deux gros groupes arrivent, je repère un groupe de furieux trop balèze pour moi et un autre plus abordable avec des gens du club de ma ville, je pars avec le second. J'ai bien fait car à peine 2h après  nous étions au gros ravitaillement, celui du plateau repas. 104 km et j'ai eu l'impression d'en avoir fait la moitié, comme le chantait l'autre groupe à la con: C'est bon pour le mowal !
Bon le plateau repas est un plateau de sportif, une cuisse de poulet pas terrible, des pâtes à ne jamais faire goûter à un italien, un bout d'emmental bof et une banane. Ah si, les carottes râpées n'étaient pas si mal. Le tout sans mayonnaise évidemment et accompagné avec un château Cola. 
Je mange rapidement parce que je n'aime pas faire de pause trop longue, un quart d'heure plus tard je prends mon café à l'extérieur. Le temps de pisser pour la troisième fois je remonte sur mon vélo et je pars avec un gars du club de chez moi qui préfère partir avant ses collègues, la route à deux est agréable et on papote pas mal, il me parle de son dernier Paris-Brest-Paris, me donne des conseils, il est super intéressant et très humble, chose assez rare chez les cyclistes. Mine de rien nous roulons assez bien, tellement bien malgré un début de crampe au mollet droit pour moi que nous sommes rattrapé juste avant le troisième ravitaillement par les autres qui filaient pourtant bien. 
Je pisse pour la quatrième fois mais ce n'est pas étonnant avec tout ce que je picole, je fais la razzia sur le chocolat noir pour ma crampe et je rempli mon bidon de 750 ml qui était vide. Je prends un verre de menthe à l'eau et on se casse. On en était au 155 km environ et il y en avait encore 50 avec le plus dur que je connaissais pour l'avoir fait plein de fois, les bosses les plus connues de la vallée de Chevreuse.
Je reste dans le groupe jusqu'au retour dans les environs de Rambouillet et après je laisse filer, les types allaient trop vite pour moi, il restait une trentaine de kilomètre avec un dénivelé costaud et je voulais revenir à mon rythme. Jusqu'au pied des 17 tournants les 20 bornes étaient plutôt pénible, peut-être parce que je connais par coeur, mais je grimpe assez facilement. La dernière grimpette était presque une formalité et j'ai tout fait pour ne pas baisser ma moyenne. J'ai filé vers l'arrivée en trombe et heureux,  j'avais fait 208 kilomètres environ à 25,5 de moyenne et le sandwich aux rillettes avait une saveur particulière. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs mais j'ai une envie furieuse de sandwich aux rillettes quand je fais des bornes.
C'était une belle balade avec un parcours sans trop de grandes routes fréquentées, il ne manquait que le soleil.
8h21 sur ma selle de vélo pour 211,6 km exactement mais les derniers kilomètres étaient pour le retour chez moi qui ne s'est pas super bien passé.
A suivre.

2 commentaires :

  1. Réponses
    1. Je n’arrête pas la bière ni la clope alors je ne vais pas arrêter le vélo!

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