vendredi 28 octobre 2011

On a frolé la catastrophe


On va pouvoir fêter ça mais avant je tiens à m'excuser devant vous d'avoir annoncer il y a deux jours la grande catastrophe, elle n'est heureusement pas arrivée, je remercie notre président héroïque ainsi qu'Angela d'avoir sauvé le monde. Il m'arrive de me tromper, là, je suis carrément à coté de la plaque, ils ont sauvé l'humanité entière en une nuit.
J'ai compris aussi que si la France doit se relever de sa médiocrité, c'est qu'elle doit réparer les choix et les erreurs historiques que ces précédents gouvernements ont fait, les ignobles 35h de feignasses et la retraite à 60 ans de branle-manettes.
Oui, notre bon président nous a soulagé hier soir, lui et ses deux amis proches qui l'interviewaient nous ont permis de souffler et d’espérer des jours meilleurs. Ainsi j'ai appris que je devais travailler mieux et non pas plus, comme les allemands l'avaient déjà pigés. Si tout va bien je pourrais, comme les munichois, aller au ski le vendredi après-midi puisque j'aurais mieux travaillé, ça tombe bien, le Vexin n'est pas loin de chez moi, j'ai toujours rêvé de faire du ski dans le Vexin.
Encore merci aux deux tout mous qui étaient en face du président pour poser les bonnes questions molles, ils vous ont bien aidé pour votre candidature de 2012.

J'ai même retrouvé le moral grâce à ses bons mots, surtout quand il a déclaré à propos de Mitterrand: " En 1983  on a expliqué aux Français qu'on pouvait passer de la retraite à 65 ans à la retraite à 60 ans, les Allemands ont fait le chemin inverse." J'ai eu envie de rajouter, dommage que Mitterrand n'était pas là en 1940! LOL.

En parlant de bons mots, j'ai envie de relire l'excellent "Dico de Sarko" de Charb, sorte de Biographie du président, il me l'avait dédicacé sur un coin de table pour mon plus grand bonheur, quelques exemples tellement vrai, oui notre président parle vrai avec son langage à lui:

Bastille n. f. Nom d’une place à Paris où la gauche fêtait ses victoires au XXe siècle. Une grande sur-face est actuellement en construction à cet emplacement.

Battant n. m. Désigne une personne qui fait du footing.

Bus n. m. Moyen de transport collectif qu'incendie la racaille pour permettre à TF1 de faire de l'audience et à la droite de faire des voix.

Blum (Léon) (Paris, 1872 – Jouy-en-Josas, 1950). Homme d’État et écrivain français qui ignorait qu’il était sarkozyste. Voir Jaurès (Jean). 

Décérébrer v. tr. Détendre les téléspectateurs après une journée de travail.
 
Domestique n. Secrétaire d’Etat.
Égalité n. f. Mythe auquel ont longtemps cru les Français et qui les a empêchés de se développer économiquement à la hauteur de leurs talents. Le mot constituait une partie de l'ancienne devise du pays liberté, égalité, fraternité aujourd'hui remplacée par flexibilité, rentabilité, sinon t'es viré.
Fainéant, ante adj. et n. Qui n'a qu'un seul travail
Gauche adj. Qui est maladroit, emprunté lorsqu’il bricole, qui est dangereux quand il gouverne.
Homard n. m. Crustacé qui coûte plus cher que celui qui le pêche.

Homme n. m. Le plus évolué des êtres vivants. L'homme est capable de s'acheter une télé à écran plat à crédit, ce qu'est incapable de faire le singe.
Humilier v. tr. Proposer à des personnes qu'on a battues à une élection de devenir ministre ou secré-taire d'État de son gouvernement. 

Management n. m. Ensemble des techniques de gouvernement d’un pays.
Marginal, ale, aux adj. et n. Qui s’oppose à la loi naturelle du marché.
Menacer v.tr. Téléphoner directement à un journaliste.
Ministre n. m. Attaché de presse du président de la République.
Nationaliser v. tr. Crime contre l'huma-nité spécifique aux régimes socialistes qui consiste à transformer des travailleurs précaires en fonctionnaires invirables.

Opinion n. f. Ensemble des personnes qui veulent bien répondre à des sondages.

Paye ou paie n. f. Somme dérisoire que le patron a honte de verser à son employé. Si les charges étaient moins élevées, le patron donnerait beaucoup, beaucoup plus.

Placard n. m. Endroit où l’on range les préfets qui ne sont pas du même bord politique que le président de la République.

Prison n. f. Endroit qui revient le moins cher à la société pour loger les malades mentaux.  
Quignon n. m. Ce qu'on peut s'acheter aujourd'hui pour le prix que coûtait une baguette à la veille du passage à l'euro.
Recherche n. f. Secteur de la science où le gouvernement ne cherche qu’à faire des économies.
Secte n. f. Entreprise religieuse de la taille d'une PME qui permet de soulager les hôpitaux psychiatriques, les prisons, les écoles.
Taudis n. m. Studio avec kitchenette que les personnes qui gagnent moins de 3 000 euros par mois louent à Paris.
Télécommande n. f. Instrument sur lequel le téléspectateur appuie pour passer d'une interview du Président à un reportage sur le Président.
Vert, verte adj. et n. Militant écologiste qui travaille à faire de son parti un groupuscule. Le vert pense en effet que le groupuscule produit moins de gaz à effet de serre que le parti.

8 commentaires :

  1. ça ne vieillit pas ! ... [et nous non plus ! ...ou alors dans l'allégresse !...]

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  2. Je partage abondamment (en évitant toutefois d'en foutre partout quand même).

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  3. Une tite mousse pour les 35 feignasses et les 60 branle-manettes !

    Et la définition de ministre me plaît beaucoup.

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