vendredi 28 novembre 2014

Live and let die



Sur fond de percussions, on aperçoit des volutes de fumée de marijuana. A la lumière des flammes, des canettes de bière et autres bouteilles de whisky. Ici, on fait ce que l’on veut et la devise est "vivre et laisser vivre". 
Le festival Porcupine propose d’expérimenter ce que serait la vie dans un monde sans règle. Un monde sans hiérarchie et surtout sans contrôle de l’Etat et donc sans fonctionnaires, le rêve pour nos ultra-libéraux locaux. Où le libéralisme économique le plus pur régnerait sans entrave et dans lequel on aurait le droit d’utiliser des bitcoins (le truc qui rend le kiki tout dur chez le blogueur H16) à la place du billet vert où il n'y aurait pas de prohibition des drogues, parce que visiblement il en faut un peu dans ce genre de séjour de beatniks libertaires à moitié nazi sur les bords.
Le festival serait, à la limite, sympa si dans leur ultra-liberté défendue avec ferveur le port d'arme n'était pas vivement conseillé comme ces libertariens le font, forcément, sans état, pas de lois donc il faut se défendre contre les autres méchants qui viendraient défendre leur notion de monde sans règles à eux. Alors les armes sont partout, à la ceinture, sur le dos voire même ailleurs chez les gonzesses après une nuit chargée, elles (les armes) sont adulées et le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique qui garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes est une règle bien respectée.
A part ça, tout va bien, les gens se demandent à chaque fois pour quelles raisons des gens massacrent au fusil d’assaut des autres gens dans les écoles. L'arme à feu très réaliste est même un jouet très demandé à Noël, les gamins en sont friands et les pères sont littéralement proud like Artaban de voir leur mioche jouer au cow-boy dans la rue, jusqu'à la balle dans le buffet tirée par un policier débutant et fébrile.
 "Une milice régulée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit du peuple à détenir et porter une arme ne doit pas être enfreint.". Aux Etats-Unis il y a 300 millions d'armes à feu et 30 000 morts par an au nom de la liberté chérie.

8 commentaires :

  1. A Marseille, ils évoquent quel amendement à la constitution pour être (illégalement) surarmés ?

    Arretons de dire que les armes à feu tuent. La Suisse est surarmée, elle aussi, mais paisible ...!

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    1. A Marseille comme dans tout les pays du monde et comme n'importe quels malfaiteurs, ils sont dans l'illégalité et sont armés pour braquer. Rien à voir. La Suisse c'est différent, il y a beaucoup de réservistes qui peuvent garder leur armes chez eux non?

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    2. Ce ne sont pas les armes qui tuent mais ceux qui s'en servent.

      Néanmoins, vu comme les français respectent le code la route (par exemple) et respectent l'autorité et les règles en général, je n'ai pas très envie de leur donner le droit de porter des armes.

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    3. Le mieux est de ne pas prendre de risque et de les interdire.

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    4. Je suis d'accord avec cela.

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  2. "Un monde sans hiérarchie et surtout sans contrôle de l’Etat et donc sans fonctionnaires, le rêve pour nos ultra-libéraux locaux."

    Comme d'habitude, vous êtes dans la caricature mais je ne vous en tiens pas rigueur (ça fait parti du jeux). Les libéraux ne sont pas contre le contrôle de l'Etat, ils sont contre l'omniprésence du contrôle de l'Etat.

    Merci de ne pas confondre libéraux et libertaires également.

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    1. Les libertariens sont des caricatures à eux tout seul.

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