Déconfinement mais sans plus


Voilà, depuis dimanche soir à minuit le déconfinement officiel à eu lieu et lundi matin au réveil je n'ai pas été en joie, au contraire. 
J'ai passé une vraie nuit de merde, je redoutais ma reprise du travail sur le site, un vélotaf avec une météo annoncée apocalyptique après deux mois de temps presque estival doublé du risque de voir pas mal de débiles en manque de bagnole sur la route.

Ma hiérarchie m'avait prévenu la semaine dernière pour l'éventuelle reprise sur le site dès lundi 11 mai que j'étais volontaire, j'avais bien prévenu que tout dépendait de la reprise de l'école pour mes trois loustics en sachant qu'il n'y absolument rien de prévu et que c'était le flou absolu. Je n'étais donc pas du tout volontaire sauf que dans le dernier mail je me suis retrouvé dans une liste (la vague 1) de présents désignés d'office pour 7h30 à l'accueil afin de recevoir le paquetage de survie.
Bordel, après deux mois de télétravail, je n'avais pas envie d'y aller, j'ai stressé comme jamais, je ne voyais pas l'intérêt d'y aller à part pour montrer l'image de l'entreprise qui montre l'exemple à la presse.
Après deux mois de télétravail, je n'avais pas particulièrement envie de voir les gens physiquement et surtout, en ayant eu connaissance des contraintes sur place, je n'avais vraiment pas envie de sortir de mon petit confort.

Je n'ai pas été déçu quelque part, ce fut une journée de merde.

La météo était, comme prévue, catastrophique mais je n'ai pas abandonné mon vélo. Sur place on était mis dans l'ambiance dès l'arrivée aux portiques, badgeage pour vérifier l'autorisation de se pointer le 11 mai (le privilège) et la réception des masques et du gel pour la semaine.
Masque obligatoire dès l'entrée, sens de circulation, distance de sécurité, organisation pénitentiaire pour la cantine, fermeture du CE, des machines à café et perte de temps pour faire attention à tout. Jamais vu plus anxiogène.
Le masque chirurgicale était une découverte, je n'en avais jamais porté  et c'est devenu une catastrophe pendant cette journée ridicule qui s'est rapidement finie.  Je suis parti, comme d'autres collègues, avec un bon mal de tête.
L'intérêt de tout ça? Je cherche encore. Je travaille dans une entreprise qui offrent des excellents outils pour le télétravail depuis longtemps et cela s'est très bien passé depuis deux mois, j'étais certainement plus performant chez moi que sur le site même en tant normal.

Revenir dans ces conditions n'a vraiment pas été un plaisir, je me suis remis au télétravail immédiatement pour quatre jours par semaine. De toutes façons je n'ai pas le choix, je dois garder mes monstres.

Commentaires

  1. Moi aussi, j'ai la hantise du retour !

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    1. J'ai oublié, je porte des lunettes devant l'écran, la buée est inévitable avec le masque, même si on sert la petite barette au dessus du nez.

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    2. Bonjour, pour la buée, j'ai vu une astuce consistant à plie un mouchoir dans le sens de la longueur et de l'appliquer côté supérieur du masque, au niveau de la barrette sur le nez, ça absorbe la buée et ça maintient le contact avec la peau.

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  2. Je plains beaucoup les ceusses qui sont obligés de retourner travailler, surtout dans des conditions aussi ubuesques.

    Et je le dis sans ironie aucune !

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    1. Depuis quand vous commentez sans ironie, vous ?

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    2. Ce doit être un des effets collatéraux du Grand Claquemurage.

      Vois pas d'aut' chose…

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    3. Je vous avais dit de mettre un masque pour déclaquemurer Charlus !

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    4. Merci Didier, je vous crois sincère!

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  3. Il y a aussi coller un petit morceau de scotch en haut du masque...

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